21
déc

Nice àla mode spaghetti

Le 7e. Festival du cinéma italien aura lieu du 9 au 15 décembre à Acropolis, le Palais des Congrès de la ville de Nice. Au programme : une compétition entre une dizaine de films (Angela Molina, Robin Renucci, Robert Chazal et Pierre Rival font partie du jury), des films hors-compétition, un hommage à Sergio Leone, une carte blanche à Simon Mizrahi, pour présenter une vingtaine de films inconnus ou rares, et enfin une mini-manifestation (projections, expositions, colloques) pour fêter les quarante ans du néo-réalisme. Pour la clôture, Ennio Moricone dirigera l’orchestre philharmonique de Nice pour interpréter quelques-unes de ses plus célèbres musiques de films. Pour tous renseignements, Acropolis, 3, esplanade Kennedy, 06300 Nice. Tél. : 93.92.81.81

Tripacks Kodak

Après le succès du tripack «Les dieux sont tombés sur la tête» (deux cassettes vierges E 180 plus un film effaçable pour 295 francs), Kodak lance cinq nouveaux tripacks avec cinq grands films, «Le ruffian», «Blow out», «L’horloger de Saint-Paul», «Le trio infernal» et «La guerre du feu». Ils sont disponibles dans les hyper-marchés, les magasins spécialisés et les vidéoclubs.

Labo JVC à votre service

La société Audio Vidéo Laboratoire, créée en 1978, spécialisée en service après vente, a amélioré l’ensemble de ses services en ouvrant un nouveau centre technique d’avant-garde. En effet, ses locaux du 54, rue d’Hautpoul à Paris 19, ont été transférés dans le même arrondissement au 107, avenue Jean-Jaurès, dans un espace ultramoderne dont la capacité d’accueil est doublée. Agréée depuis plus de trois ans par JVC, AVL assure la maintenance de l’ensemble des produits de la gamme JVC : hifi, TV, caméras vidéo et magnétoscopes, aussi bien grand public qu’institutionnel et ce, sous garantie et hors garantie. Ses techniciens suivent régulièrement les stages de formation des nouvelles générations de produits et, grâce à l’utilisation d’équipements toujours plus perfectionnés, ils font bénéficier leurs clients d’interventions rapides et efficaces. L’accueil a, lui aussi, été privilégié : un immense comptoir de réception avec coin détente vous réserve un accueil personnalisé et particulièrement chaleureux. Tout a été pensé pour vous dans le moindre détail : Le contrôle systématique de l’intervention est rendu possible par la mise à disposition d’un banc de contrôle où l’utilisateur peut vérifier lui-même la qualité de l’intervention.Des chariots sont même mis à votre disposition pour le transport du matériel jusqu’à votre véhicule. Également à votre service, un département regroupant les accessoires et les pièces détachées que vous pourrez retirer directement au comptoir ou vous faire expédier très rapidement. L’équipe AVL est à la disposition des professionnels et des particuliers du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18h 30 sans interruption, ainsi que le samedi de 9 h 30 à 12h. AVL, 107, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Tél. : 42.05. 29.61.

8
déc

Sur les traces deMad Max

Mad MaxVous voulez passer le jour de l’an sur la grande barrière de Corail, faire fortune dans les mines d’Opal, jouer les cow-boys dans un ranch et rencontrer des aborigènes. Vous rêvez encore de partir caméra au poing, tel un grand reporter, à l’autre bout du monde, en Australie. C’est ce que vous pourriez faire du 25 décembre au 20 janvier en vous inscrivant au voyage organisé par l’agence Usit. Vous vivrez à l’heure de l’été australien avec un de nos journalistes, invité à rapporter de cette aventure, un reportage et des photos. Gérard Méloni, photographe, cinéaste et concepteur du voyage, accueillera les participants le 25 décembre à l’aéroport, avant de s’envoler avec eux par le premier vol Qantas, une des compagnies les plus sûres du monde. Pour vous donner l’eau à la bouche, vous pouvez, en attendant, vous procurer la vidéocassette du voyage (disponible chez PSV, 5, rue Miollis, 06000 Nice. Tél. : 93.87.74.14). Si l’Australie vous attire, n’hésitez pas à contacter Usit Voyages, 6, rue de Vaugirard, 75006 Paris. Tél. : 43.29.85.00.

Proserpine,vive la vente

Depuis quelques mois, la société Proserpine réalise une excellente opération avec une vingtaine de films mis à la vente dans les grandes surfaces au prix de 199 francs. «Le vieux fusil», «Le ruffian», «Josépha», «La passante du Sans-souci» sont quelques-uns des programmes proposés. En décembre est prévue la vente de «Ben», «La revanche des humanoïdes», «Mickaël», «L’incorrigible», «Le magnifique», «Happy hooker», «Le massacre des morts vivants» et «Il voulut être une femme». «Les ripoux» et «Marche à l’ombre» sont proposés à 400 francs. Des sets de table Proserpine sont donnés en cadeau dans certaines grandes surfaces.

27
nov

Edito

Le chat aime la vidéo. Il arrive même que, de plaisir, il ronronne plus fort que le magnétoscope (quoique, avec certains modèles un peu anciens – des modèles de magnétoscopes, pas de chats – ce soit difficile). Le problème est, lorsqu’on a plusieurs chats, que le son du film est parfois couvert par les paisibles bestioles. C’est pourquoi les constructeurs ont inventé la hifi stéréo. Ainsi le bruit de la vidéocassette couvre largement celui de mistigri ainsi que le son du bois qui crépite dans la cheminée. Prions donc, non pas le roi des chats, mais le roi des renards (qui s’appelle CBS-Fox) pour que la cassette «Phantom of the paradise» sorte en hifi-stéréo et non pas en mono, ce qui serait dommage. A notre connaissance, et sauf contrariété inexplicable, l’ensemble de la gente féline appréciera dans ce numéro notre article sur Nathalie Baye dont la douceur et le magnétisme conjugués sont à peu près irrésistibles. Autre sujet de satisfaction pour nos amis félidés : le calendrier GHm/JVC. Les chats adorent les calendriers, qui le leur rendent bien puisqu’ils sont à peu près toujours fidèles aux postes (qu’on appelle aussi PTT). En revanche, il est certain que la cohabitation entre Gros minet et SOS fantômes pourra poser des problèmes, même (et surtout) si lesdits ectoplasmes se sont infiltrés dans le journal à pas de loups. Quant aux étranges Gremlins, nous n’osons même pas y penser… Bah, Raminagrobis se fera une raison. Depuis que Dario Argento a inventé le chat à neuf queues, même John Holmes ne peut plus prétendre régner sur le cahier X. Désormais, le chat s’identifie à la vidéo tout comme Fabius à certaine race canine, et même si le consommateur aboie, la taxe passe. Faites donc comme moi : une provision de Whiskas d’un côté, une provision de cassettes de l’autre et attendez le mois de mars. De toute façon, comme aurait dit Alexandre Vialatte, c’est ainsi qu’Allah est grand…

5
nov

David Bowie et la blanquette de veau

David BowieSi on sortait à la maison ? Bonne idée ! Vous le savez tous, il y a des jours où, faire la queue pour aller voir unfilm, puis refaire la queue pour aller dîner dans un restaurant (où vous n’avez pas réservé) ; et encore refaire la queue pour trouver un taxi, relève plus du courage que du plaisir. Alors on consulte, son agenda et on découvre qu’il y a plus de trois mois qu’on n’a pas rendue une invitation à dîner à un couple d’amis. Un coup de fil et le rendez-vous est pris. Germaine ma douce et chère compagne qui aime prévoir à l’avance jette son dévolu sur un gigot. Elle prétend devant une de mes rares suggestions en la circonstance que «la blanquette, ça fait fin de mois». Il est vrai qu’on n’est que le 8 du mois. Je lui accorde ce point, mais reste intraitable sur l’autre : pas question de se faire un Monopoly après le dîner. Ce sera soit une des trois cassettes que je viens de louer : The wall (Thorn Emi), un véritable délire m’a-t-on dit, Piaf (Cinéthèque) dont il paraît que c’est à rester le cul par terre tellement c’est beau et émouvant, ou encore Annie Hall (Warner/UA) que nous avons déjà vu trois fois sans en être véritablement rassasiés. Sans compter qu’il nous reste encore quelques disques à écouter. Des tous beaux et des tout neufs. Entre Germaine et moi, le match est nul. Je renonce à la blanquette de veau et elle au boulevard des Capucines, avenue des Champs-Élysées, bref toutes ces propriétés vertes et bleues qu’elle affectionne à chaque partie de Monopoly. La veille de notre dîner, je fais une répétition générale. Je commence par écouter tous les disques, histoire de repérer à la fois les plus intéressants et les meilleures chansons. Pour David Bowie (Let’s dance. Pathé Marconi) pas de problème. Il s’impose de lui-même. Inspiration, bonheur, rythmes, chaque composition, petit joyau, s’attache dans nos têtes et nos cœurs. Et d’un, j’enchaîne illico-presto avec un des rares artistes dont mon affection à l’égard de ses œuvres n’a jamais failli : Jim Capaldi, ex-batteur du groupe Traffic. Il reste égal à lui-même avec son dernier album Fierceheart (Wea). Ses compositions sont fraîches et légèrement musclées. Puis la voix de Jim Capaldi reste comme toujours terriblement prenante. Voilà encore un disque qu’on peut passer et repasser dans son intégralité sans jamais ressentir le moindre ennui. Je suis même prêt à parier que cette œuvre simple et forte sera aussi bonne à écouter dans deux ou trois ans, qu’aujourd’hui. Après ces deux délicieuses sucreries, il me vient comme une envie de goûter à autre chose. Je m’arrache de Jim Capaldipour mettre sur la platine la galette de ZZ Top. De la cuisine me parvient un «Oh » de désapprobation. C’est Germaine qui se laissait aller aurythme de ce bon vieux Jim. Pour le trio texan, faut pas chercher midi à quatorze heures. La dentelle, il la laisse aux autres. Son rock fleure bon la poussière. Eliminator (Warner Bros) c’est onze chansons comme une série d’uppercuts. C’est du «cash and carry». Et on en a pour ses sous. Après ces exercices purement yankees, il n’y a rien de mieux pour se rafraîchir les papilles et le reste, que d’aller faire un tour du côté de la Jamaïque. J’ai entendu dire je ne sais plus où que tout compte fait, la mort de Bob Marley avait en somme du bon. A, savoir qu’elle avait permis la résurgence de talents nouveaux, naguère complètement éclipsés par le génie du prince des Rastas. On ne me fera jamais croire ça pour Peler Tosh, en tous les cas. Je ne l’ai jamais personnellement préféré à Bob. Que ce dernier fut vif où mort. Cela ne veut pas dire que le sieur Pater Tosh soit un gringalet en la matière. Que non. Son Marna Africa (Pathé Marconi) a tous les accents qu’il faut pour faire monter la fièvre. Déhanchements assurés. Groove garanti.

19
oct

Pour faire monter la fièvre

Et voilà. Côté musique, je crois être suffisamment servi pour épater mes hôtes. Germaine à son habitude hésite toujours quant à l’entrée de son dîner, entre un soufflet au fromage et une salade folle (un de ses spécialités). Moi, je farfouille dans ma bibliothèque à la recherche d’une bande dessinée, quand je tombe sur Naître gagnant de James et Jongeward, un livre que j’ai acheté il y a quelques années, attiré sans doute par le titre. Après une heure de lecture, j’ai le moral à zéro. J’aurais dû commencer à lire ce livre plus tôt… vers l’âge de trois mois. Désabusé, mais non déprimé, je remets cette intéressante œuvre à la place qu’elle n’aurait jamais du quitter. Et je plonge sur le livre de photos : Femmes à géométrie variable de Frank Rheinboldt (Editions Filipacchi).thermometre D’accord. Pas très féministe le titre. Ni même la profession de foi de l’auteur qui avoue : «Je suis un fétichiste, c’est vrai, mais qui ne l’est pas ? J’aime les fesses d’une femme. Pour moi, c’est la partie du corps la plus jolie. Esthétiquement, charnellement, c’est ce que je préfère». Avouerais-je que moi aussi, mais sans exclusive. J’aime autant les contours que les douces vallées. Le livre de Frank Rheinboldt les exploite assez bien qui nous laisse à chaque page complètement rêveurs. Voilà pour les esthètes. Les autres qui ne le sont pas moins, peuvent toujours s’extasier devant la qualité de la gravure, la technique du photographe, son choix judicieux des filtres et des éclairages. Ou plus prosaïquement la splendeur de ses modèles. J’en suis là, pour ma part quand la sonnerie du téléphone me fait revenir dans la dureté des réalités. Ce sont nos amis, ceux qui devaient venir dîner, et qui décommandent pour remettre cela à un autre jour. Fallait s’y attendre, bien qu’on ne s’y attende pas du tout. Et puis de toute manière ils n’ont jamais prêté une réelle attention aux disques que je leur faisais écouter. Et basta.

PS : J’oubliais de préciser que le lendemain, Germaine a changé le menu dans l’après-midi. C’est ber et bien une blanquette de veau qu’on a mangé. David Bowie n’était pas à table avec nous, mais ce fut tout comme.

10
oct

Le cercle du pouvoir

Le cercle du pouvoirQue faire lorsqu’on est un jeune cadre soucieux de son avancement et que l’on travaille dans une société qui vous offre, après que vous ayez payé trois malheureux milliers de dollars, de faire de vous un chef ? On accepte. Puis on signe une sorte de contrat, qui vous lie corps et âme pendant la durée du stage, dans lequel il est stipulé que les gentils organisateurs peuvent agir à votre endroit comme bon leur semble. Et là, c’est déjà un pied dans le purgatoire. Inspiré, semble-t-il, d’un fait réel qui a eu lieu aux États-Unis, «Le cercle du pouvoir» montre bien à quel point l’homme peut se dégrader pour franchir les soi-disant degrés de la réussite. Fessées, coups, humiliations, brimades, annihilation de toute volonté, aveu de ses vices pour, selon la théorie en question, renaître véritablement. S’affirmer comme un leader. Et tous les participants du stage, les uns après les autres se laissent entraîner dans ce cercle infernal avant de dire leur illumination, sauf un. Comme pour bien, finalement, prêcher le triomphe de l’individu. Il faut avouer que l’on suit ce film avec une attention qui va crescendo avec l’oppression des participants. A la fois révolté et impuissant, et finalement heureux que tout cela ait pu se passer ailleurs. A moins que…

Piège mortel

C’est un film à prendre par son début. Ne ratez ni les cinq premières minutes, ni les cinq dernières. C’est un film par conséquent à ne pas raconter. Et quand bien même faudrait-il le faire, par quel bout le prendre tant il y a de rebondissements, de fausses pistes qui se révèlent vraies, et des vraies qui vous mènent dans des labyrinthes.Piège mortel Bref, cela commence, quand même, par la représentation d’une pièce policière qu’on devine tout de suite être un bide. L’auteur, qui jadis connut un certain succès, semble complètement fichu, jusqu’au jour où il reçoit la pièce écrite par un de ses anciens étudiants. Dès lors, il n’a qu’un seul souci, inviter le jeune et talentueux auteur, se débarrasser de lui et endosser la paternité de cette œuvre. Personne ne manquera de faire un rapprochement entre le film de Lumet et celui de Mankiewicz « Le limier ». Il est vrai que beaucoup de choses les rapprochent, le huis-clos du drame, les incessants changements de situations, voire la démarche même de l’intrigue. Mais la comparaison s’arrête là. «Le limier», superbe et inoubliable, ne souffrait pas d’une mise en scène par trop «théâtralisée». De plus, la force des compositions de Sir Laurence Olivier comme de Michael Caine, que l’on retrouve également ici, était sans précédent et reste inégalée. Celle des principaux acteurs de «Piège mortel» est tout à fait honorable. Elle est, c’est sûr, convaincante au point de nous faire marcher deux heures durant sans le moindre ennui.

19
sept

La valse

Rupert Pupkin- Connaissez-vous Rupert Pupkin ?

- Robert quoi ?

Ah, comme il est difficile de porter un nom pareil, impossible à prononcer ou à écrire, quand on veut devenir «the king of comedy», le roi du rire ! C’est le sort du héros du dernier film de Scorsese, joué par son acteur-fétiche Robert de Niro, mais ce handicap ne suffit pas à le dissuader de tenter sa chance dans le show-business. Monumentale naïveté, incroyable obstination, phénoménale sûreté de soi, sont les trois mamelles de l’aspirant-vedette, qui répète tout seul, dans le secret de sa chambre, les calembours et bons mots qu’il croit absolument irrésistibles… Le rêve de Rupert, c’est de ressembler à Jerry Langford, un as du comique qui ressemble à Jerry Lewis comme deux gouttes d’eau, puisque c’est lui qui l’interprète. Malheureusement, Langford est un pro, un homme d’affaires dont chaque seconde est comptée, qui n’a pas de temps pour conseiller ou aider les débutants inconnus. Alors, la tension va monter, monter, monter, jusqu’au jour où Rupert tentera le grand coup : une action d’éclat, spectaculaire, pour que le pays tout entier découvre son génie. Complètement loufoque OU terriblement ordinaire, ce prétendant à la gloire ? Difficile à dire, c’est toute la richesse du personnage, que de Niro joue avec une habileté fantastique. Encore un de ces types extravagants, prêts à tout, au bord de la folie, que Scorsese et d’autres aiment nous montrer. Celui-ci est plutôt du genre inoffensif. A égale distance du pitoyable et de l’effrayant, de Niro avance sur la corde raide, et le film reste une brillante comédie en même temps qu’une réflexion très forte sur la solitude, sur la célébrité, sur le spectacle.

10
sept

Mike Oldfield. TubularBells

(Virgin) Vous vous rappelez sans doute du thème musical du film de William Friedkin, «L’exorciste». C’était «Tubularbells», cette symphonie folle composée en 1972 par Mike Oldfield, enregistrée dans son manoir et grâce aux techniques d’enregistrement, il jouait de près d’une vingtaine d’instruments à lui tout seul, comme un môme génial et mégalo. C’est l’occasion de la redécouvrir. Elle n’a pas pris une ride depuis.

Fames (RSO)

Bande musicale du film du même titre. Sympa, hein ? Le film d’Alan Parker donnait presque envie d’apprendre à danser. En tous les cas, cette œuvre sur les coulisses d’une école pas tout à fait comme les autres tient bien la ligne. Sorti, il y a peu de temps en vidéocassette, le film marche assez bien dans les vidéoclubs. La musique, vive et alerte, s’était joliment accrochée dans notre mémoire. Retrouvez-là.

Roxy Music. Avalon

(Polydor) Programmez votre Sony et ne quittez plus le dandy de vos rêves : Brian Ferry, le briseur de cœurs, leader de Roxy Music, le plus chic des groupés britanniques et le plus inspiré de tous. Voilà dix ans (déjà !) que Roxy Music existe. Et l’on constate qu’il a tout inventé ou presque. Du look tropical gominé aux syncopes de synthés. Cette pièce en or blanc qu’est Avalon ne nous démentira pas. Elle fait déjà partie de la légende.

Orchestral Manoeuvres In The Dark. Architecture And Morality

(Virgin Records) ils sont nés pour faire la nique aux punks, ces artistes du rock électro-esthétique. Et ils le font bien. Percussions synthétiques et claviers à tous les étages, leur rock «high tech» s’accorde physiquement et spirituellement à cette technique du compact disc qui nous permet aujourd’hui, dans un même élan, de perpétuer leur opéra baroque, de le programmer, le répéter a notre seule guise.

17
août

Gold wing

Une voiture est attaquée par un vaisseau spatial. Jack O’Neil, témoin de l’accident, va au secours du conducteur. Celui-ci, mourant, l’investit de pouvoirs surhumains pour mener à bien une délicate mission : sauver le monde. En effet, le docteur Stenson vient d’inventer un robot indestructible dont les plans sont convoités par l’effrayant Carsoon… Enième version du mythe du défenseur des opprimés : après Zorro, Superman et tant d’autres, voici Eider (qui n’est autre que Jack O’Neil, bien sûr). Eldor est toujours là quand il faut, et, jack doit donc faire face aux railleries de ses amis qui l’accusent de lâcheté. Animation médiocre, mauvaise synchronisation du son et de l’image. Et pour clore le tout, c’est d’une affligeante banalité. «Gold wing», littéralement «L’aile d’or»… ne vole pas haut On y retrouve tous les poncifs du genre (vaisseaux spatiaux, super-robot géant, etc.) même aile graphisme et les couleurs des paysages tout en pastel sont, en revanche, plutôt réussis.

Notre sélection critique des compact discs du mois. Par Laredj Karsala.

compact discsLe doigt effleure à peine la touche «open». Il la caresse. Et comme dans un film de science-fiction, le compartiment s’ouvre. Le disque, 12 cm de diamètre, est simplement posé dans le tiroir. A nouveau, le doigt effleure la touche. Le compartiment se referme. Voilà, on est prêt pour le grand frisson. Il suffit d’appuyer sur «play». Que la musique soit, et la musique fut. Grandiose. Pour les enragés de l’audio, les court-circuités du microsillon, il y a peu encore, le compact disc paraissait sacrilège. Rien à leurs yeux ne pouvait remplacer quelques heures de discussion sur les performances d’une cellule ou d’une platine. Très modestement, je pensais en faire partie. Du moins jusqu’au jour où, un compact disc Sony sous les bras, j’entrepris la grande aventure. Aujourd’hui, ne serait-ce le manque de programmes sur le marché et les quelques albums sauvegardés farouchement depuis quelques années, je dirais volontiers adieu à ma bonne vieille platine. Mais on n’en est pas encore là. Ni vous, ni moi. Il nous reste tant à découvrir sur les capacités de cette machine. Sa technique est d’autant plus extraordinaire qu’elle se fait oublier au bout de quelques minutes. Trois minutes ont suffi à en expliquer le fonctionnement à un enfant de six ans et demi. Nous n’avons pas résisté à vous donner tous les mois une petite sélection détaillée de «nouveautés» (en fait la majorité du catalogue est constituée d’œuvres déjà sorties en microsillon. Seuls quelques disques sont en réalité pressés pour le compact disc. Beaucoup parmi ces derniers sont d’ailleurs enregistrés en digital). Nous listerons enfin, chaque mois, une autre sélection du catalogue de disques compacts existant déjà.

14
août

Le chat botté

Péro, gentil chat botté, lance un au richissime et suffisant Grumont: faire le tour du monde en 80 jours! L’enjeu est important : s’il échoue, il devient l’esclave de Grumont. En cas de succès, il gagne toute la fortune de l’opulent cochon. Notre vaillant héros part donc pour la grande aventure en compagnie de ses amis : Carter attendrissant hippopotame, Pepe et son fils, deux souris espiègles. Les quatre amis sont bien décidés à gagner le pari. C’est bien ce qui effraie le vil Grumont. Aussi celui-ci, décide-t-il d’envoyer le docteur Gangari pour nuire à leur projet. Une superbe réussite. Les personnages sont extraordinaires : Péroest un joli petit chat qui respire la gentillesse, Carter archétype du bon-gros-bien-gentil; Grumont un énorme cochon, fat, repoussant et malhonnête ; le docteur Garigari un loup sournois et rusé.Le chat botté L’histoire n’est pas sans rappeler le célèbre « Tour du monde en 80 jours » de Jules Verne. Elle est passionnante, dotée d’un suspense qui dure jusqu’à la fin. Le voyage est intéressant ; on y retrouve les arènes de Madrid, la tour de Pise, les gondoles de Venise, les ruines d’Athènes et ainsi de suite jusqu’au pays esquimau, où le langage est réduit à des «poïpoï» très significatifs ! Les dessins sont très fins. Ils dénotent d’un esprit d’observation très développé. Le tout sur une musique entrainante (dont les paroles sont en japonais !) qui correspond très bien à l’atmosphère fraîche et enjouée du film.

La montagne ensorcelée

Tony et Tia sont doués de pouvoirs exceptionnels : ils peuvent commander aux objets et aux animaux. Leurs dons intéressent beaucoup M. Bolt, qui rêve de puissance. Il charge donc M. Deranien (l’inquiétant Donald Pleasence) de ramener les deux enfants. Mais ceux-ci découvrent vite la situation et s’enfuient Ils cherchent à rejoindre un mystérieux endroit, d’après une carte qu’ils ont découverte par hasard dans les affaires de Tia.La montagne ensorcelée Ce très bon film de science-fiction, à tout pour séduire. Et tout y paraît naturel. Condition nécessaire pour faire accepter un récit complètement construit sur des phénomènes extraordinaires. Le détail y est soigné : l’harmonica qui fait danser les marionnettes, le balai menaçant, à l’allure de Bogart, etc. Les mésaventures de Tony et Tia font rêver ; on leur offre une chambre féerique, avec tous les jouets qu’un enfant peut espérer, puis ils partent à l’aventure dans un camping car… Mais le film comporte aussi de nombreuses séquences humoristiques. La montagne ensorcelée ouvre les portes du monde de la science-fiction aux enfants, sans en exclure les adultes. Outre l’efficacité de la mise en scène de John Hough, il faut souligner les performances de Ray Milland, vieux routier d’Hollywood (qui se souvient du «Crime était presque parfait» et «L’homme de Lisbonne») et de Donald Pleasence qui affectionne avec un art consommé les rôles de méchant.