17
août

Gold wing

Une voiture est attaquée par un vaisseau spatial. Jack O’Neil, témoin de l’accident, va au secours du conducteur. Celui-ci, mourant, l’investit de pouvoirs surhumains pour mener à bien une délicate mission : sauver le monde. En effet, le docteur Stenson vient d’inventer un robot indestructible dont les plans sont convoités par l’effrayant Carsoon… Enième version du mythe du défenseur des opprimés : après Zorro, Superman et tant d’autres, voici Eider (qui n’est autre que Jack O’Neil, bien sûr). Eldor est toujours là quand il faut, et, jack doit donc faire face aux railleries de ses amis qui l’accusent de lâcheté. Animation médiocre, mauvaise synchronisation du son et de l’image. Et pour clore le tout, c’est d’une affligeante banalité. «Gold wing», littéralement «L’aile d’or»… ne vole pas haut On y retrouve tous les poncifs du genre (vaisseaux spatiaux, super-robot géant, etc.) même aile graphisme et les couleurs des paysages tout en pastel sont, en revanche, plutôt réussis.

Notre sélection critique des compact discs du mois. Par Laredj Karsala.

compact discsLe doigt effleure à peine la touche «open». Il la caresse. Et comme dans un film de science-fiction, le compartiment s’ouvre. Le disque, 12 cm de diamètre, est simplement posé dans le tiroir. A nouveau, le doigt effleure la touche. Le compartiment se referme. Voilà, on est prêt pour le grand frisson. Il suffit d’appuyer sur «play». Que la musique soit, et la musique fut. Grandiose. Pour les enragés de l’audio, les court-circuités du microsillon, il y a peu encore, le compact disc paraissait sacrilège. Rien à leurs yeux ne pouvait remplacer quelques heures de discussion sur les performances d’une cellule ou d’une platine. Très modestement, je pensais en faire partie. Du moins jusqu’au jour où, un compact disc Sony sous les bras, j’entrepris la grande aventure. Aujourd’hui, ne serait-ce le manque de programmes sur le marché et les quelques albums sauvegardés farouchement depuis quelques années, je dirais volontiers adieu à ma bonne vieille platine. Mais on n’en est pas encore là. Ni vous, ni moi. Il nous reste tant à découvrir sur les capacités de cette machine. Sa technique est d’autant plus extraordinaire qu’elle se fait oublier au bout de quelques minutes. Trois minutes ont suffi à en expliquer le fonctionnement à un enfant de six ans et demi. Nous n’avons pas résisté à vous donner tous les mois une petite sélection détaillée de «nouveautés» (en fait la majorité du catalogue est constituée d’œuvres déjà sorties en microsillon. Seuls quelques disques sont en réalité pressés pour le compact disc. Beaucoup parmi ces derniers sont d’ailleurs enregistrés en digital). Nous listerons enfin, chaque mois, une autre sélection du catalogue de disques compacts existant déjà.

14
août

Le chat botté

Péro, gentil chat botté, lance un au richissime et suffisant Grumont: faire le tour du monde en 80 jours! L’enjeu est important : s’il échoue, il devient l’esclave de Grumont. En cas de succès, il gagne toute la fortune de l’opulent cochon. Notre vaillant héros part donc pour la grande aventure en compagnie de ses amis : Carter attendrissant hippopotame, Pepe et son fils, deux souris espiègles. Les quatre amis sont bien décidés à gagner le pari. C’est bien ce qui effraie le vil Grumont. Aussi celui-ci, décide-t-il d’envoyer le docteur Gangari pour nuire à leur projet. Une superbe réussite. Les personnages sont extraordinaires : Péroest un joli petit chat qui respire la gentillesse, Carter archétype du bon-gros-bien-gentil; Grumont un énorme cochon, fat, repoussant et malhonnête ; le docteur Garigari un loup sournois et rusé.Le chat botté L’histoire n’est pas sans rappeler le célèbre « Tour du monde en 80 jours » de Jules Verne. Elle est passionnante, dotée d’un suspense qui dure jusqu’à la fin. Le voyage est intéressant ; on y retrouve les arènes de Madrid, la tour de Pise, les gondoles de Venise, les ruines d’Athènes et ainsi de suite jusqu’au pays esquimau, où le langage est réduit à des «poïpoï» très significatifs ! Les dessins sont très fins. Ils dénotent d’un esprit d’observation très développé. Le tout sur une musique entrainante (dont les paroles sont en japonais !) qui correspond très bien à l’atmosphère fraîche et enjouée du film.

La montagne ensorcelée

Tony et Tia sont doués de pouvoirs exceptionnels : ils peuvent commander aux objets et aux animaux. Leurs dons intéressent beaucoup M. Bolt, qui rêve de puissance. Il charge donc M. Deranien (l’inquiétant Donald Pleasence) de ramener les deux enfants. Mais ceux-ci découvrent vite la situation et s’enfuient Ils cherchent à rejoindre un mystérieux endroit, d’après une carte qu’ils ont découverte par hasard dans les affaires de Tia.La montagne ensorcelée Ce très bon film de science-fiction, à tout pour séduire. Et tout y paraît naturel. Condition nécessaire pour faire accepter un récit complètement construit sur des phénomènes extraordinaires. Le détail y est soigné : l’harmonica qui fait danser les marionnettes, le balai menaçant, à l’allure de Bogart, etc. Les mésaventures de Tony et Tia font rêver ; on leur offre une chambre féerique, avec tous les jouets qu’un enfant peut espérer, puis ils partent à l’aventure dans un camping car… Mais le film comporte aussi de nombreuses séquences humoristiques. La montagne ensorcelée ouvre les portes du monde de la science-fiction aux enfants, sans en exclure les adultes. Outre l’efficacité de la mise en scène de John Hough, il faut souligner les performances de Ray Milland, vieux routier d’Hollywood (qui se souvient du «Crime était presque parfait» et «L’homme de Lisbonne») et de Donald Pleasence qui affectionne avec un art consommé les rôles de méchant.