Le chat botté

Péro, gentil chat botté, lance un au richissime et suffisant Grumont: faire le tour du monde en 80 jours! L’enjeu est important : s’il échoue, il devient l’esclave de Grumont. En cas de succès, il gagne toute la fortune de l’opulent cochon. Notre vaillant héros part donc pour la grande aventure en compagnie de ses amis : Carter attendrissant hippopotame, Pepe et son fils, deux souris espiègles. Les quatre amis sont bien décidés à gagner le pari. C’est bien ce qui effraie le vil Grumont. Aussi celui-ci, décide-t-il d’envoyer le docteur Gangari pour nuire à leur projet. Une superbe réussite. Les personnages sont extraordinaires : Péroest un joli petit chat qui respire la gentillesse, Carter archétype du bon-gros-bien-gentil; Grumont un énorme cochon, fat, repoussant et malhonnête ; le docteur Garigari un loup sournois et rusé.Le chat botté L’histoire n’est pas sans rappeler le célèbre « Tour du monde en 80 jours » de Jules Verne. Elle est passionnante, dotée d’un suspense qui dure jusqu’à la fin. Le voyage est intéressant ; on y retrouve les arènes de Madrid, la tour de Pise, les gondoles de Venise, les ruines d’Athènes et ainsi de suite jusqu’au pays esquimau, où le langage est réduit à des «poïpoï» très significatifs ! Les dessins sont très fins. Ils dénotent d’un esprit d’observation très développé. Le tout sur une musique entrainante (dont les paroles sont en japonais !) qui correspond très bien à l’atmosphère fraîche et enjouée du film.

La montagne ensorcelée

Tony et Tia sont doués de pouvoirs exceptionnels : ils peuvent commander aux objets et aux animaux. Leurs dons intéressent beaucoup M. Bolt, qui rêve de puissance. Il charge donc M. Deranien (l’inquiétant Donald Pleasence) de ramener les deux enfants. Mais ceux-ci découvrent vite la situation et s’enfuient Ils cherchent à rejoindre un mystérieux endroit, d’après une carte qu’ils ont découverte par hasard dans les affaires de Tia.La montagne ensorcelée Ce très bon film de science-fiction, à tout pour séduire. Et tout y paraît naturel. Condition nécessaire pour faire accepter un récit complètement construit sur des phénomènes extraordinaires. Le détail y est soigné : l’harmonica qui fait danser les marionnettes, le balai menaçant, à l’allure de Bogart, etc. Les mésaventures de Tony et Tia font rêver ; on leur offre une chambre féerique, avec tous les jouets qu’un enfant peut espérer, puis ils partent à l’aventure dans un camping car… Mais le film comporte aussi de nombreuses séquences humoristiques. La montagne ensorcelée ouvre les portes du monde de la science-fiction aux enfants, sans en exclure les adultes. Outre l’efficacité de la mise en scène de John Hough, il faut souligner les performances de Ray Milland, vieux routier d’Hollywood (qui se souvient du «Crime était presque parfait» et «L’homme de Lisbonne») et de Donald Pleasence qui affectionne avec un art consommé les rôles de méchant.

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